Le 15 novembre 2025 à Doha, le gouvernement congolais et l’AFC M23 ont procédé à la signature d’un cadre d’accord qui vise la paix en RDC.

Pour le gouvernement de Kinshasa, il s’agit là d’un pas vers la paix tandis que l’opposition parle d’une supercherie.

À la une, on cite la réaction de l’opposant José Makila Sumanda proche de l’ancien Chef de l’État Joseph Kabila Kabange, haut cadre du FCC et membre du mouvement Sauvons la RDC qui n’a pas tardé à savonner le gouvernement congolais.

Pour l’opposant José Makila, le cadre d’accord signé à Doha le 15 novembre 2025 entre le gouvernement congolais et l’AFC M23 est une supercherie diplomatique, un simple vernis posé sur une réalité qui continue d’agoniser.

Le Président de l’ATD parti politique suspendu récemment par le Vice premier ministre de l’intérieur sécurité décentralisation et affaires coutumières est allé plus loin jusqu’à considérer cette signature comme un pas vers la rédition de souveraineté (RDC).

Sur son compte X, il a évoqué certains points qui prouvent d’après lui une vraie supercherie :

 » D’abord, l’accord ne comporte aucune clause contraignante : il fixe des protocoles sans garanties de mise en œuvre, ce qui en fait un texte creux. Ensuite, en négociant avec l’AFC/M23 comme avec un partenaire égal, le pouvoir congolais reconnaît une force armée illégale sans exiger le retour immédiat de l’autorité de l’État sur tout le territoire. Cette posture affaiblit la République au lieu de la renforcer. Par ailleurs, cette « victoire » diplomatique met en lumière une soumission stratégique à des intérêts externes, notamment ceux des États-Unis et du Qatar, qui utilisent la RDC pour leurs propres jeux géopolitiques tout en laissant la population au bord du gouffre. Enfin, l’absence de mécanismes sérieux de suivi, de sanctions en cas de non-respect et d’implication réelle de la société civile fait de cet accord un danger pour l’État de droit. Notre pays mérite mieux que des signatures symboliques : il exige des actes, de la transparence, un retour de l’autorité publique et une paix durable fondée sur la justice et la dignité. « 

Pour l’opposition congolaise, la vraie paix ne peut venir que d’un dialogue inclusif !