Le député provincial Cerlain Gonda Matumona, élu de Madimba, a officiellement déposé une motion d’interpellation adressée au Gouverneur du Kongo Central, Grâce Bilolo ce vendredi 31 octobre 2025 lors de la plénière, portant sur la mise en œuvre de la politique générale du gouvernement provincial.
Dans ce document volumineux, l’élu soulève 17 questions essentielles liées à la gestion financière, aux infrastructures, à la sécurité, à l’éducation, aux mines, ainsi qu’à la mobilisation des recettes provinciales.

Ancien directeur de cabinet au ministère des Finances et expert en finances publiques, Cerlain Gonda s’appuie sur son expérience pour exiger davantage de clarté et de transparence dans la gestion des affaires provinciales.
Parmi les points phares de cette interpellation figurent :
– L’utilisation de l’emprunt provincial de 20 millions USD dont la destination reste floue selon lui ;
– L’arrêt des chantiers publics à Boma, Songololo et Luozi ;
– Le retard de paiement des primes des enseignants dans le cadre de la gratuité de l’enseignement ;
– La création controversée de l’Agence de Gestion des Droits de Passage et de Pesage (AGDPP), jugée illégale et non budgétisée ;
– La gestion opaque des recettes issues de la redevance pétrolière perçue par la province.
Selon Cerlain Gonda, cette démarche ne relève pas d’une hostilité politique, mais d’un exercice légitime de contrôle parlementaire, visant à « promouvoir la transparence, la redevabilité et une gouvernance responsable au profit de la population du Kongo Central ».
La motion d’interpellation a été adoptée ce vendredi 31 octobre lors de la plénière de l’Assemblée provinciale, par 21 députés présents sur les 40 que compte l’institution. Le Gouverneur Bilolo est donc invité à se présenter devant les élus dans les huit jours suivant la notification pour fournir ses explications.
Lors de son intervention en plénière, l’élu de Madimba a justifié sa démarche par la nécessité de rendre des comptes sur l’état de la province. Il a cité notamment les villes et territoires de Boma, Songololo, Madimba, Matadi et Seke-Banza, où plusieurs projets publics auraient été interrompus sans explication claire, tandis que d’autres initiatives majeures tardent à se concrétiser.
Cette interpellation marque une étape majeure dans la vie politique provinciale, traduisant la volonté du législatif de jouer pleinement son rôle de contrôle de l’exécutif dans un souci de bonne gouvernance et de service public efficace.






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