L’ancien ministre et gouverneur José Makila Sumanda a brisé le silence, et ce n’est pas pour faire dans la dentelle. Invité surprise sur les ondes de la Radio Rurale de Gemena (RRG) ce lundi 17 novembre à 19h00′, il a lancé une véritable charge contre un régime qu’il accuse de conduire le pays droit dans le mur.
Dès l’ouverture, le ton est donné : « Je suis en bonne santé, mais profondément préoccupé », déclare-t-il. Un message fort destiné à faire taire les rumeurs, mais surtout à rappeler qu’il observe, analyse, et n’a pas perdu son mordant politique.
L’opposant José Makila Sumanda proche de l’ancien Chef de l’État Joseph Kabila ne mâche pas ses mots. Il dépeint une RDC au bord de l’implosion : fonctionnaires abandonnés, infrastructures fantômes, hôpitaux sinistrés, pauvreté chronique… Et face à ce désastre, une classe politique qu’il qualifie implicitement d’ incompétente et prédatrice.
Il rappelle avoir prévenu la population avant les élections de 2023, qu’il qualifie de « braquage électoral », orchestré sous silence complice. Un scandale électoral qui, selon lui, a installé au sommet de l’État des gestionnaires d’occasion plus soucieux de leur confort que du peuple.
Mais le coup de massue vient avec l’annonce de la création du mouvement « Sauvons la RDC » fruit d’un conclave tenu à Nairobi. Objectif : stopper la chute libre du pays. Ce mouvement citoyen vise à :
1. Stopper la balkanisation rampante, encouragée par le silence du pouvoir;
2. Nettoyer le pays de la mégestion institutionnalisée;
3. Combattre la dictature sournoise qui bâillonne l’opposition;
4. Redonner au peuple l’accès à l’ éducation, la santé, et la dignité…
Il pulvérise au passage le projet “145 territoires”, qualifié de poudre aux yeux et instrument de propagande politique creuse.
Le proche de Joseph Kabila n’épargne pas non plus le climat de répression : « Plus de 3/4 des opposants sont emprisonnés ! », tonne-t-il, dénonçant une dictature en costume cravate, où la démocratie n’est qu’un slogan de façade.
Sur la question du M23, il tord le cou à la version officielle : « Ce n’est pas une agression, mais une rébellion masquée, avec soutien militaire étranger. » Il appelle à un véritable dialogue national, soutenant l’initiative des confessions religieuses.
Concernant la suspension de son parti ATD, Makila accuse : « Illégale !», dit-il, en s’appuyant sur la loi n°04/002 du 15 mars 2004 portant création et fonctionnement des partis politiques. Pour lui, cette suspension n’est rien d’autre qu’une manœuvre mesquine pour écarter ceux qui dérangent.
Et à ceux qui tentent de le lier au M23 ? Il répond sèchement :
« Je suis Congolais. Je ne soutiendrai jamais ceux qui mettent notre nation en danger. Mon combat, c’est pour la vérité et la survie de notre pays. »
Avec cette sortie, Makila envoie un message clair : il est toujours là, prêt à déranger les dormeurs du pouvoir.
Et le mouvement « Sauvons la RDC » pourrait bien devenir le cauchemar politique de ceux qui pensaient régner sans contradiction.
Deo-Gratias Maingo Andani André, Journaliste d’Investigation.






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